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Voile Féminine

Women Leading & Sailing - WLS




« DES FEMMES QUI ENTREPRENNENT ET NAVIGUENT »

Optimiser et développer l'accessibilité à la pratique de la voile pour tous les publics féminins, dès le plus jeune âge, que ce soit une pratique de loisirs ou de compétition voire de haut niveau est un des objectifs de la commission féminine de la Fédération Française de Voile. Est alors née l'idée du concept Women: Leading and Sailing, concept simple qui se décline en 3 lettres W L S avec son pavillon emblématique !



Ce concept WLS se veut rassembler tous les « projets au féminin » quels que soient leurs origines (locales, nationales) ou leur niveau (animation, compétition, encadrement, formation, arbitrage, haut niveau, etc…) afin d’avoir un « pavillon de reconnaissance » sous lequel l’ensemble des actions peuvent se ranger, identifié au delà des frontières.

Visionner ci-contre la vidéo de présentation du concept WLS >>

La Voile se conjugue bien au féminin !

Samedi 10 octobre, 8h du matin, sur les pontons du Port de Cherbourg, seulement des Filles ! Plus de 60 régatières de tous âges et venues de toute la France s'apprêtent à entamer la première journée des "Demoizelles de Cherbourg", la 2e étape du WLS Trophy, la compétition 100% Féminine lancée par la FFVoile ! Nous avons suivi ces femmes tout au long de ce weekend très spécial.

La Ligue Nationale de Voile, une aventure à vivre au féminin !

La voile se conjugue bien au féminin sur la Ligue Nationale de Voile. 7 équipes mixtes sont engagées cette année à La Rochelle mais on accueille surtout 2 équipages 100% féminin venus de Brest Bretagne Nautisme et du Yacht Club du Calaisis !

Actualités

Challenge Bretagne – CMB Océane : Les inscriptions pour succéder à Elodie Bonafous sont ouvertes ! - [10/05/2021]

 

En juin 2019, la Région Bretagne et le Crédit Mutuel de Bretagne ont lancé le premier Challenge Océane. L’initiative, particulièrement innovante, avait alors rencontré un vif succès avec plus de 30 dossiers de candidatures déposés. Et c’est la Finistérienne Élodie Bonafous qui avait été couronnée à l’issue du processus de sélection. Deux ans après le début de ce dispositif prônant la mixité, les sponsors, forts de l’appui technique du Pôle Finistère et du concours de la FFVoile, reconduisent l’opération : l’appel à candidatures est ouvert pour trouver celle qui succédera à la talentueuse Élodie Bonafous !


Détecter et accompagner les grandes navigatrices de demain ! 
Le Challenge Océane, projet donnant pleinement leurs chances aux jeunes femmes de performer au haut niveau, a fait ses preuves. Le parcours d’Élodie Bonafous, vainqueur du Challenge Océane premier du nom, témoigne de l’efficacité du dispositif. La jeune navigatrice, qui bénéficie jusqu’à la fin de cette saison 2021 d’un Figaro Bénéteau 3,  ne cesse, depuis l’année passée, de démontrer  ses capacités. Un talent arrivé brut au sein de la filière féminine et du Pôle Finistère Course au Large, façonné par un encadrement performant et sur-mesure dans tous les domaines : navigation, météo, stratégie, préparation physique et mentale… Autant de compétences acquises et/ou enrichies qui lui ont permis de signer d’excellents résultats sportifs, mais aussi d’avoir aujourd’hui le profil d’une véritable cheffe de projet, d’une skipper complète!
La différence et la diversité sont une source d’échanges, de richesse, mais également un levier de performance. C’est pourquoi, malgré le contexte sanitaire compliqué, la Région Bretagne et le Crédit Mutuel de Bretagne restent déterminés à accompagner les talents et attachés à donner des perspectives aux jeunes marins.  


Challenge Océane 2022 : conditions et modalités de recrutement 
Le Challenge Océane est ouvert à toutes les femmes licenciées FFVoile 2021, âgées de 18 à 29 ans – nées entre le 01/01/1992 et le 30/09/2003 – motivées par la course au large avec l’ambition d’en faire leur métier, n’ayant jamais participé à  la Solitaire du Figaro et n’étant pas engagées aux côtés d’autres sponsors à l’issue des sélections. La lauréate de la sélection disposera d’un bateau, d’un budget de fonctionnement (salaire compris) lui permettant de disputer dans les meilleures conditions le circuit du Championnat de France Élite de Course au Large, et d’une intégration au Pôle Finistère Course au Large (lui garantissant une formation sportive et professionnelle avec un apprentissage au contact des meilleurs navigateurs français).   


Une sélection en 3 temps 
Phase 1 : Réception des dossiers de candidatures : jusqu’au 30 septembre 2021
Phase 2 : Évaluation technique et sportive des candidates sélectionnées : du 29 novembre au 3 décembre 2021 
Phase 3 : Phase finale de sélection pour les 3 jeunes femmes retenues, régates en solitaire, sur des monotypes Figaro Bénéteau 3 : du 13 au 17 décembre 2021.  


À noter : à l’issue de la phase 2, le jury, avec l’accord du Comité de pilotage de la Filière d’Excellence Bretagne-CMB, peut décider de retenir directement la lauréate sans passer par une finale en solitaire  


Fiche d’inscription : https://forms.gle/69hmRBe6htyzwcQs5   


Jean-Pierre Denis, Président du Crédit Mutuel de Bretagne : « Au sein du Crédit Mutuel de Bretagne, nous sommes convaincus que la mixité, à tous les niveaux, est une source de richesse et un vecteur de performance pour l’entreprise. Depuis plusieurs années, nous accompagnons des initiatives favorisant la diversité parmi nos équipes et l’accès des femmes aux postes à responsabilité. Ces démarches volontaristes portent leurs fruits. Dans le même esprit, nous avons souhaité, fin 2019, avec nos partenaires de la filière d’excellence de course au large, donner à une femme tous les moyens d’exprimer son talent de marin au plus haut niveau. C’est ainsi qu’est né le projet Bretagne-CMB Océane dont la première édition a été remportée par la Finistérienne Élodie Bonafous. Talentueuse et impliquée, elle a démontré avec brio que non seulement les femmes avaient toute leur place dans la course au large mais qu’elles pouvaient aussi très largement rivaliser avec les hommes sur l’eau. Aujourd’hui, les choses bougent mais il reste encore du chemin à parcourir. »   


Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne : « Nous sommes heureux de soutenir le Challenge Bretagne-CMB Océane pour deux années supplémentaires avec le Crédit Mutuel de Bretagne et le Pôle Finistère Course au Large. Nous sommes convaincus que le respect du principe d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est fondamental. La mixité et, plus largement, la diversité sont source de richesse, de créativité et de performance. C’est d’ailleurs un axe majeur de notre dispositif et ce que réalise Élodie Bonafous est la preuve, s’il en fallait, que le métier de coureur au large n’est pas spécifiquement masculin ou féminin. L’excellence n’a pas de genre. Ouvrir plus largement les carrières aux femmes répond à trois enjeux majeurs : c’est une question d’égalité, de liberté et d’opportunité. »   


Christian Le Pape, Directeur du Pôle Finistère Course au Large  « Le parcours d’Élodie Bonafous depuis sa sélection au Challenge Océane prouve qu’en course au large, les femmes font le job de la même manière que les hommes. J’espère que la reconduction de cette opération de détection en 2022 et 2023 encouragera, un peu plus, d’autres navigatrices à se lancer dans cette filière d’excellence. Ce dispositif sportif et professionnel n’a aucun équivalent dans le monde de la voile. La lauréate dispose de tous les moyens techniques et financiers pour vivre sa passion sur le circuit du Championnat de France Élite de Course au Large. Le Pôle Finistère est très fier de s’impliquer grâce à ses partenaires, la Région Bretagne et du Crédit Mutuel de Bretagne dans ce projet exceptionnel ».   


Élodie Bonafous, skipper Bretagne – CMB Océane : « Le Challenge Océane permet de bénéficier d’un accompagnement vraiment particulier. Un accompagnement qui vaut de l’or ! Pour ma part, j’ai conscience de disposer d’une chance incroyable. Au début, lorsque j’ai intégré le Pôle Finistère Course au Large, j’étais plutôt impressionnée mais je me suis vite aperçue que tous les gens autour de moi, qu’il s’agisse des autres coureurs ou des encadrants, faisaient preuve d’énormément de bienveillance à mon égard. J’ai vite trouvé de la confiance et l’on m’a clairement donné toutes les armes et clés pour que je puisse me concentrer sur mon apprentissage et ainsi progresser et performer rapidement. J’encourage toutes les filles à tenter leur chance car c’est une expérience unique et un sacré tremplin pour une carrière. »


Jeanne et Julia Courtois lauréates de l'opération "Cap pour Elles" sur la Transat Jacques Vabre - [10/05/2021]

 

Plutôt devrait-on dire désormais... "Cap pour Elles" ! C'est la candidature commune de Julia et Jeanne Courtois, les jumelles brestoises de 29 ans, qui a été retenue par le jury de l'opération, après avoir étudié 12 candidatures. Leur projet sera donc propulsé par Saint James à l'occasion de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre 2021. 

Jeanne est ingénieur dans le domaine de la défense, Julia est pharmacien. Elles ont toutes les deux une expérience dans la voile (Tour de France à la voile notamment) mais aussi dans d'autres disciplines (5 IronMan à elles deux, 3 ultratrails...). Elles soutiennent une association, Fifty-Fifty, qui propose des programmes de reconstruction par la voile pour les femmes victimes de violences, et qui oeuvre pour plus de mixité dans le sport. Un sujet qui leur tient à coeur et dont elles seront le fier porte-voix lors de la prochaine Transat Jacques Vabre, en étant une des rares équipages 100% féminins. Rencontre avec les soeurs Courtois, heureuses lauréates du programme "Cap pour Elle".

Quelle est votre première réaction, à l'annonce de cette grande nouvelle ?

Jeanne Courtois : On est hyper contentes, il n'y a pas meilleur moyen de consolider notre projet. On rentre dans le concret, on sait qu'on va être accompagnées par des personnes solides et reconnues, c’est une vraie marque de confiance.

Julia Courtois : On est vraiment ravies de rejoindre l’aventure, de pouvoir faire de nouvelles rencontres. On est d'autant plus heureuses qu'on a vu les vidéos des autres finalistes, et ça avait l'air d'être des projets intéressants également.

"On pouvait en rêver, mais ça paraissait inaccessible"

Il y a quelques mois encore, vous imaginiez être au départ de la Transat Jacques Vabre cette année ?

Jeanne : Non, c'est l'annonce de "Cap pour Elle" qui nous a donné le déclic. Une initiative comme celle-ci amène des gens pas forcément conscients de la possibilité de le faire à se dire que c'est l'occasion. Ca paraissait tellement immense qu'on n'imaginait pas se lancer. L'aventure me tentait depuis un moment, mais pas pour cette année, pas à si court terme.

Julia : Il me semble qu’on y  pensait toutes les deux mais qu'on n'avait jamais vraiment échangé ensemble à ce sujet. On pouvait peut-être en rêver, mais pas du tout de manière concrète, ça paraissait inaccessible il y a encore trois mois. Et là on s'est dit que cet appel à candidatures correspondait exactement à notre profil. Cette opportunité nous a fait basculer de l’idée au projet.

Concrètement, qu'est-ce que "Cap pour Elle" va changer pour vous ?

Jeanne : Ca donne plus de sérénité dans la préparation, c'est facilitant, puisque ça montre que des gens nous font confiance. Notre prochain jalon sera de débloquer des partenariats, pour pouvoir acquérir ou louer un bateau. Et évidemment, la bourse accordée par Saint James va nous apporter une partie importante du budget. En plus, il y aura l'accompagnement et les conseils de personnes de renom, sur la navigation et la gestion de projet : c'est rassurant de profiter de l'expérience de gens qui ont fait des choses extraordinaires.

 

Justement, parlons de vos marraines, Alexia Barrier, Clarisse Crémer et Anne Combier. Qu'est-ce que ces noms représentent pour vous ?

Jeanne : On a adoré suivre le dernier Vendée Globe, et notamment le fait que Clarisse et Alexia communiquent de manière très naturelle. Cette authenticité a parlé à beaucoup de gens, a été très inspirante pour nous, donc on va essayer de reproduire ça à l'échelle de notre projet.

Julia : Ce sont des filles qui ont, chacune, révolutionné des choses. Effectivement en terme de communication, mais aussi en terme de gestion de projet en ce qui concerne Anne Combier. C'est à la fois impressionnant et vraiment génial de pouvoir profiter de leur expérience.

Qu'attendez-vous de leur coaching, dont vous allez profiter dans les prochains mois ?

Jeanne : Moi ce sera très technique, avoir des conseils sur des réglages, sur la gestion du sommeil, sur la manière d'être le plus efficace possible physiquement sur le bateau. Pouvoir profiter de toutes ces petites astuces d'expérience, ces détails qui font de grosses différences.

Julia : Elles vont aussi avoir beaucoup à nous apporter sur la gestion du projet. Alexia a monté son projet Vendée Globe avec un budget serré. Clarisse a mené son premier projet de Mini toute seule, un peu comme nous. Anne aura aussi beaucoup à nous apporter dans ce domaine.

Jeanne : Tout ça demande vraiment beaucoup de compétences. Il y en a une partie qu'on a déjà de nos premières expériences, et il y en a une grande partie qu'on va devoir acquérir assez vite. Pour ça, rien de mieux que d'être épaulées par des gens expérimentés comme elles.

"Se dire qu'on sera au départ de cette épreuve mythique, c'est dingue"

Que représente pour vous, jumelles, la Transat Jacques Vabre, la course en duo par excellence ?

Jeanne : Effectivement, le format, en double, nous parle. Et au-delà de ça, se dire qu'on sera au départ de cette épreuve mythique, qu'on regardait avec des étoiles dans les yeux il y a encore 10 ans, c'est dingue...

Julia : C'est vrai que cette course nous fait rêver depuis petites. C'est ce genre d'expériences qu'on privilégie dans nos vies. Vivre des aventures en pleine nature, c'est ce qui nous anime au quotidien.

Vous avez l'air de tout faire ensemble sportivement. Est-ce que dans la vie aussi, vous êtes des jumelles fusionnelles ?

Jeanne : Ca n'était pas du tout le cas avant. Puis, on a été séparées pendant 4 ou 5 ans pendant nos études, et ça a marqué un tournant dans notre relation. Depuis, on partage beaucoup de choses au quotidien, et le sport nous rassemble vraiment.

Julia : Je ne sais pas si "fusionnelles" est le mot qui convient, dans le sens où il n'y a pas de connexion particulière, où on n'a pas forcément la même personnalité. En revanche, nos profils se complètent super bien, et on a déjà vécu quelques aventures engagées ensemble, tant au niveau de la fatigue que de la peur. On sait à quoi s'attendre, et ce sera une force pour nous.

 


 

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Composition de la Commission Féminine et représentation dans les ligues



Les femmes et l'arbitrage



Bibliographie